Desproges m’a dit… le 25 février 1988

 

  Copyright pour ce texte : voir info en fin de billet.  


Desproges m’a dit …

« Hexagone » de Meylan   – 25 février 1988

Les hasards de l’existence et le tissu des relations sociales offrent parfois  l’ « aubaine » de rencontres inattendues, voire inespérées.  Ainsi, j’ai  eu l’occasion de rencontrer ou de côtoyer quelques personnes célèbres, ou qui allaient le devenir . Peut-être le sujet d’un  autre billet, un de ces jours.

Mais l’expérience la plus mémorable  et la plus émouvante fut une soirée d’après spectacle avec Desproges, à l’Hexagone de Meylan, le 25 février 1988

Crédit photo : « desproges.fr »

Comment Annie et moi nous  sommes-nous retrouvés parmi la dizaine de personnes qui, ce soir-là,  partagèrent avec lui une fondue bourguignonne ?  Ce serait inutilement long et compliqué à raconter. Disons que je faisais partie du Conseil d’Administration de l’ Hexagone de Meylan , avant qu’il ne soit promu au rang de « Scène Nationale » .

Mon ami Maurice Jondeau, directeur à l’époque, avait décidé de me placer juste en face de Desproges : connaissant ma familiarité avec son oeuvre, mon admiration sans borne  pour l’humoriste et mon « mauvais esprit » , il m’avait fait ce superbe cadeau ; le titre de ce billet, s’il peut paraître surprenant, n’en est pas moins justifié, puisque, au cours de cette petite fête, une partie de la conversation fut un dialogue intermittent, avec quelques confidences étonnantes. Certaines  touchant à sa famille  ou à certaines opinions ne peuvent d’ailleurs être publiées sur ce blog en  paramétrage public, pour des raisons évidentes.

D’emblée, Desproges avait créé l’ambiance. Au directeur qui lui offrait le coffret olfactif  « le nez du vin » de J.  Lenoir consacré au bordeaux, il avait dit « C’est bien la première fois que je vois un directeur de théâtre qui n’est pas trop con » ;  ce que l’ami Maurice avait pris pour un immense compliment.

Comme on peut l’imaginer,  j’étais assez  mal à l’ aise au début, me demandant comment allait s’engager la conversation   avec ce redoutable humoriste. A ma grande surprise, je me trouvai  en présence de quelqu’un d’assez timide et d’ une extrême gentillesse.

Je lui exprimai toute mon admiration pour son humour si original, son talent d’écrivain ( « écriveur », seulement écriveur » corrigea-t-il) et lui dis que j’avais étudié deux de ses textes avec mes élèves, lesquels les  avaient fort appréciés (deux chroniques, « La Cour » sur Coluche et sa bande de parasites, l’autre sur la pub  « la drogue, c’est de la merde) ».   Certains élèves avaient d’ailleurs assisté à son spectacle. Il en fut touché, je crois, malgré ce commentaire : « Ah oui, il y avait un petit con qui  posait ses pieds au bord de la scène et que j’ai engueulé ! C’était à vous ? « 

Il  y eut  un bref moment de gêne lorsque je lui dis que j’appréciais toute son oeuvre,  sauf  peut-être la « Minute de Monsieur Cyclopède » et qu’il répliqua que c’était ce qu’il avait fait de mieux !

Une petite conversation à propos d’oenologie  (passion commune !)  rétablit vite le contact  (*1)

Entre deux coups de harpon dans l’huile de la fondue, il  raconta à la tablée,  l’oeil rieur, d’amusantes anecdotes du temps de ses galères , ses  petits boulots lorsqu’il avait séjourné à Grenoble,  vendeur de fausses poutres en plastique, enquêteur pour Dubedout, l’ancien maire  de Grenoble .  Précisant comment on lui avait appris à piéger les sondés  avec un panel de questions sans rapports avec la politique, (goûts alimentaires, habitudes d’achats, vacances, vie familiale, etc)… avant de glisser en toute fin,  mine de rien, au bout d’un quart d’heure   de  ces questions-bidon:  « Et, au fait, que pensez-vous de Dubedout ? »

A propos du chobiz : « Le seul animateur de télé  que j’apprécie, et le seul chez qui j’accepte d’aller maintenant, c’est Drucker. C’est vraiment un type bien. Tous les autres sont des imbéciles« 

Et aussi : « Montand est un crétin, et malheureusement, Signoret  n’est plus là   pour l’empêcher de dire  ou faire des conneries« 

Il fut aussi question d’humour et d’ humoristes. De  Bedos, son  grand ami « malgré ses opinions« ,  de Coluche qu’il n’appréciait que modérément, notamment à cause de la cour de  redoutables parasites ( évoqués précédemment) dont il s’entourait avec une complaisance certaine. Et d’Alexandre Vialatte, son maître en écriture, en quelque sorte, dont il sera question dans le prochain billet :  « Desproges,  anthume et posthume »

Inévitablement, il y eut aussi quelques échanges  à propos de politique. Il confirma qu’il était  anarchiste de droite, exprimant son profond mépris pour tous  les embrigadements,  et certains des propos qu’il tint ce soir-là  surprendraient sans doute  les sectaires du genre « Guignols de l’Info »  qui  ont l’impudence de se réclamer de lui, se référant sans doute à son fameux réquisitoire contre Le Pen, en  ignorant  (ou feignant d’ ignorer) tous ses écrits ou propos satiriques contre  les gauchistes ou  cette gauche qu’on allait bientôt qualifier de  « caviar ».

Et puis, quelques confidences aussi, lesquelles, sans  vraiment me mettre la puce à l’oreille concernant la gravité de son état de santé, me parurent si surprenantes que je subodorai quelque chose d’anormal.

Comme je le  trouvais fatigué, je l’interrogeai sur cette fin de tournée (*2) : « Tout ça,  vous savez, je le fais  uniquement pour ma famille » Et percevant  sans doute ma surprise : « Oui, je le fais pour  ma femme et  mes filles« 

Et surtout, je fus frappé par  la tristesse de son regard quand il me fit cette confidence à mi-voix : « Maintenant, je n’aime plus que deux choses :  faire l’amour et écouter  Mozart avec mon walkman« 

Il me sembla alors que ces propos ne « collaient » pas avec le Desproges  que je connaissais par ses oeuvres et ses émissions.

Maurice Jondeau a  raconté que lorsqu’il  l’avait rencontré dans le hall, avant le premier spectacle (il y en eut trois ),  Desproges était resté assis. « Je  ne me lève pas, j’ai eu un accident » …  avait-il précisé, en se touchant la poitrine…  Il semblait de fait  très fatigué ce soir-là,  mais on pouvait attribuer cela au spectacle qu’il venait de donner . D’ ailleurs, il s’était reposé une bonne demi-heure avant de nous rejoindre.

J’ignorais alors , comme les quelques  convives qui ne faisaient pas partie de son staff, ce que j’ai su le lendemain :  en fait d’accident, il était atteint d’un cancer des poumons très avancé. Sa disparition le 18 avril 1988 , sept semaines  plus tard, ne fut donc pas vraiment  une surprise ; il n’empêche, j’ai pleuré (comme pour Brassens), réécoutant toute la journée, de radios en radios,  la très desprogienne annonce revue et corrigée (selon Wikipédia)  par  son ami Jean-Louis Fournier  : « Pierre Desproges est mort d’un cancer . Etonnant, non ?  »

Une dernière anecdote : avant qu’il ne regagne sa loge, je lui tendis mon exemplaire des « Chroniques de la haine ordinaire« , et lui dis  :

« Je sais que c’est très con, mais une dédicace me ferait vraiment plaisir.. »

Et lui :  » Vous avez raison, c’est très con. Qu’est-ce que je vous mets ? »

Moi, dé-con-certé  : « euh …  »  ;

 » Euh euh, c’est très  bien !  » , et il écrivit  ceci :

Etonnant, non ?

Chaque fois que nous retournons au Père-Lachaise, Annie et moi ne manquons pas d’aller revoir sa  modeste tombe, en fait le cénotaphe où, dit-on, ses cendres furent dispersées, et nous nous remémorons avec l’émotion qu’on imagine cette soirée inoubliable,   et particulièrement son regard  malicieux et rieur, malgré la souffrance qu’il endurait en secret. Une belle leçon de courage,  une raison de plus pour l’admirer.

 

&&&&&&&&&&& 

(*1)  A propos de vin, une coïncidence troublante : le sachant grand amateur, j’avais décidé de lui faire cadeau d’une bouteille du meilleur madiran que j’avais en réserve, un Château Montus 85. Je descends à la cave, place la bouteille dans un sac en plastique, lequel se déchire  aussitôt … et la bouteille se brise. La seule fois  où j’ai vidé une « bonne bouteille »  sans en boire la moindre  goutte !  Heureusement, il m’en restait un autre exemplaire . Mais, après coup, j’y  ai vu comme une  funeste coïncidence,  une métaphorique anticipation de cette   « brisure » que serait bientôt sa disparition.

La Camarde  ne lui aura  sans doute pas laissé le temps de la boire ici-bas, mais j’ai  imaginé qu’il l’avait emportée,  avec ses précieux Château-Figeac, au paradis des humoristes, pour la partager avec d’autres grands disparus irremplaçables…

(*2)  L’Hexagone de Meylan fut, en effet,  l’avant-dernière  étape de sa tournée.  La dernière tournée, hélas. 

 

 


 

   

A la différence des autres documents  persos de ce blog,  habituellement protégés par  licence Creative Commons-France (Licence n°2)    

 les informations et propos inédits de ce billet sont strictement copyright et ne peuvent être reproduits (sous quelque forme que ce soit) sans mon autorisation,  à demander par courriel

 

   Merci .

 


 

 

Suite de ce billet :

    Desproges « anthume » et posthume…

 

 

 


 

 Catégorie « Humour » 

 

 


 

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26 commentaires pour Desproges m’a dit… le 25 février 1988

  1. Naly dit :

     

    Salut Charlie, inutile de te dire que j’attendais impatiemment ce billet, qui est pour l’inconditionnelle que je suis, très émouvant.
    Quelle chance incroyable d’avoir rencontré " l’écrivan " Pierre Desproges ! Je suis un peu jalouse…bon mais en même temps, je suis plus jeune, il y a toujours une justice ! On se console comme on peut.
    Anarchiste de " droite ", je le savais…mais anarchiste quand même !…" La minute de Monsieur Cyclopède ", personnellement j’adore.
    Curieuse que cette coïncidence " prémonitoire " avec ta bouteille de Château Montus, et pour finir, une superbe dédicace en guise de tralalère ! La grande classe ! Monsieur Desproges et toi aussi un peu Charlie…Bises…
     

  2. Sylvie... dit :

    Merci pour ce témoignage… c\’est vrai, la minute de monsieur cyclopède c\’était son moins bon (entendons-nous! ça reste le mieux si on compare à d\’autres, Guignols compris)… sans doute parce que parfois déconcertant.

  3. jeanne dit :

    Oui, moi aussi j\’ aimais moins la minute de monsieur Cyclopède un peu trop déconcertante. Pour l\’ heure tu viens de me réjouir pour la soirée ( euh…) j\’ allais oublier de te dire que j\’ aime beaucoup ton écriture fluide et que tu sais vraiment raconter! j\’ attends la suite avec grande impatience…

  4. Rosine dit :

    Merci pour ce partage. Ce n\’était pas mon humoriste préféré, mais il est bien classé. Je suis complètement fan de Devos, et aussi de Brassens, irremplaçable et inoubliable. Bises et à bientôt. Rosine

  5. Roland dit :

    Salut ! salut !Oui, c\’est émouvant.. . Tu nous as offert, un jour, des cassettes audio de Desproges. Je me souviens que nous les avons écoutées en voiture, en Suisse, au retour de vacances je ne sais où. Je me suis dit alors que Desproges ne serait jamais mon maître spirituel mais qu\’il a écrit de très belles choses… et.. je sais que Desproges me fera toujours penser à toi; vous êtes à jamais liés dans mon esprit et dans mon coeur.Allez, encore salut ! salut !Micheline

  6. Flo dit :

    Le terme d\’"anarchiste" me paraît toujours galvaudé, voire usurpé, lorsqu\’on l\’associe avec une rive quelconque, qu\’elle soit rive droite ou rive gauche. Je me retrouve dans le courant anarchiste, mais absolument pas dans celui qui flirte avec les rives… ou les dérives.
    Flo

  7. LOLO dit :

    Magnifique ce billet sur Desproges. Merci beaucoup.

  8. Bistroman dit :

    Moi j\’ai bu un coup dans un bar où il y avait Daniel Darc, mais je n\’ai pas osé lui demander d\’autographe. Ce n\’est pas très grave, il n\’est pas encore mort. Sinon, j\’ai un autographe de Gogol 1er (il doit être quelque part sur mon blog) et deux de Jeffrey Lee Pierce (lui est bien mort, mais toujours pas célèbre…). Bonnes vacances

  9. chananna dit :

    Le grand, le super, le sublime, le touchant, l\’hilarant (à se pisser dessus, si, si), l\’irremplaçable Desproges (car chaque homme est unique). Merci de ce billet et j\’aurais bien dîné avec lui, moi aussi.

  10. CAT dit :

    Super Billet et bel hommage à ce grand monsieur que j\’adore !!
    Je ne manquerai pas de revenir dans une dizaine de jour pour lire la suite!
    A bientôt

  11. colyne dit :

    j\’étais aux études (poursuivie par … ) et ma mère m\’enregistrait sur France-inter vers midi : le tribunal des flagrants délires ,(aussi pour Luis Régo !)je rêvais d\’aller le voir en spectacle à Annecy où il était annoncé ,quelques semaines avant la date prévue , me voici dans cette belle ville ;les affiches de Desproges étaient barrées , comme avec un crêpe de deuil noir: spectacle annulé .
    comme sur les tombes  :le temps passe , le souvenir reste ;
    colyne …

  12. Brume dit :

    Bonsoir Charlie !
    (ça fait très "drole de dames" non?)
     
    merci de ton passage chez moi. je sais, il n\’est pas très engageant mon chez moi en ce moment. Mais ! je suis mieux qu\’hier coté moral ! au moins ça…
    c\’est vrai que j\’ai laissé un message à Jea, et pas à toi !(bouh la vilaine Brume)
    alors qu\’en fait c\’est bien ici que j\’avais commencé ma lecture. Je dis bien commencé, freinée en cela par l\’étendue du texte et ma difficulté à la concentratiion en ce moment. Et du coup, je n\’ai pas fini ton récit.
    Pas fini, pas commenté donc. et voilà que j\’oublie.
    pas totalement puisque le billet de Jea m\’a rappelé le tien. Les arcanes de mes méninges sont impénétrables !
     
    enfin depuis, j\’ai compris qu\’après les 40 ans de mai 68, les 30 ans du disco, 2008, c\’est aussi les 20 ans de sa disparition …
     
    étonnant ?
    ben non.
    le temps passe, mais il y a des gens comme ça que l\’on n\’oublie pas…
     
    Brume d\’avril, qui attend mai, et compte faire ce qu\’il lui plait (enfin !)
     
    ps: et grand merci pour tes soutiens !

  13. Carl dit :

    on peut dire que tu es chanc\’heu !

  14. Charlie dit :

     
    Merci pour vos commentaires. J\’ai répondu à ceux déposés sur le second billet consacré à Desproges. Mise au point…Pour la deuxième fois en 3 ans, je  viens de supprimer un commentaire sur celui-ci. Il a été posté  hier par quelqu\’un dont j\’ ai  par ailleurs beaucoup apprécié les coms sur le billet " Desproges anthume et posthume" ,  et pour le contenant, et pour le contenu.  Mais je me suis permis de supprimer celui déposé hier sur ce billet. Non pas en raison de  son contenu, mais j\’ai jugé que cette fois  la formulation détonait  par rapport au contexte. (Je m\’adresse à l\’auteur : pas fâché, j\’espère ?)
     
    Je tiens en effet à préserver une certaine "tonalité"   à mon Espace, que ce soit dans mes propres textes ou dans les commentaires. Il me paraît indispensable de distinguer humour, ironie, satire … et vulgarité. Je suis conscient que la notion de vulgarité  est assez subjective, mais chacun est maître à bord de son Espace.
     
    Faut-il préciser qu\’ il s\’agit de l\’expression, et non des opinions émises, auxquelles je me contente de répliquer, sans les censurer, lorsque je suis en désaccord. Les seules limites  concernant le contenu des commentaires sont celles auxquelles sont soumis les Espaces Live, ce que je m\’efforce de respecter chez moi et chez les autres…
     
     
     
     

  15. corto dit :

    Pfff encore un bon coup tiré par quelqu\’ un d\’ autre… J\’ aurais volontiers sabordé quelques litres de "margnat village" avec ce bretteur verbal… Moi il me reste ruquier… Mais j\’ aimerais pas tirer avec lui… C\’ est contre ma religion… Je suis en effet mitterandoriendutoutiste ascendant hétero…
                      in vino veritas

  16. corto dit :

    oups je rencontre en ce moment d\’ énormes problèmes avec meuseuneuh windaube… la cause à une censure étatique… comme quoi on peut rire de tout mais pas avec n\’ importe qui…
                         le com précedent est à moi….
     
                                                                CORTO

  17. Caiçara dit :

    L\’humour de Desproges est celui qui pour moi à été le plus difficile à comprendre parce qu\’il faut avoir une bonne connaissance de la langue française et ses subtilités. Maintenant je suis fan.

  18. laurent dit :

    Très bel hommage dédié à un être exceptionnel tant par sa simplicité, son humour piquant, décalé mais tellement efficace et lucide, que par sa plume infiniment stylée, parfois excessive, mais toujours de Bon ton!Je suis tombé dedans quand j\’étais jeune… ces réquisitoires factices, ces livres (…à l\’usage des rustres…), agendas, etc J\’ai trois livres de Chevet ….toujours un Desproges.

  19. SylB MOnOeil dit :

    j\’ai suivi Laurent …j\’ai vu de la lumière et je suis entrée….l\’humour de Desproges m\’accompagne quelquefois dans mes billets…..j\’aime cet homme …son humour, son analyse, sa vision de la vie…" qui sommes nous ? d\’où venons nous? où allons nous ? qu\’est qu\’on mange ce soir ? :o))……….bonne journée à toi …………SylB

  20. laurent dit :

    Quand au mois de Mars, c\’est d\’actualité et je le dis sans aucune arrière pensée politique, ça m\’étonnerait qu\’il passe l\’hiver. (Cf. Desproges)

  21. Père dit :

    Je ne suis pas d\’un naturel envieux, mais là je suis carrément jaloux. Parmi mes regrets éternels, il y a celui de ne pas avoir rencontré l\’homme qui me fit découvrir l\’humour à 11 ans. Celui pour qui je sortais du collège en courant pour rentrer chez moi afin d\’être certain de pouvoir mettre en route le magnétophone avant la fin des informations pour pouvoir enregistrer le réquisitoire du procureur. Quelle idée as-t-on de mourir alors que je n\’avais que 16 ans ?

  22. Ping : Redif’ de circonstance : « Vivants de nom  | «TROPIQUE DU SCORPION

  23. saiphilippe dit :

    merde t’as connu Desproges en vrai ! je suis scié, et mortellement jaloux.

  24. Charlie B dit :

    Salut Philippe. merci pour ta visite… Comme tu l’imagines, cette soirée reste pour moi et ma femme une des plus inoubliables.
    Et l’absence de Desproges (comme celle des loups, dirait Vialatte) se fait cruellement sentir !

  25. Richard dit :

    Bon papier, agréable à lire
    Mais ce n’est pas Jean-Pierre Fournier mais Jean Louis…

    • Charlie B dit :

      Merci. Je vais rectifier. Erreur étonnante dans la mesure où j’ ai lu plusieurs livres de ce … Jean-Louis !
      Je devais écouter un enregistrement de Pierre Fournier en rédigeant ce texte… A moins que ce ne soit un télescopage avec le prénom de Desproges ?

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